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GAME OF THRONES : THE MAD KING bientôt à Londres ?

London Box Office 3 septembre 2026 à 18:12

Game of Thrones: The Mad King quitte le Royal Shakespeare Theatre de Stratford-upon-Avon le 5 septembre, après une série jouée à guichets fermés. Reste la question que tout le monde se pose : ce triomphe va-t-il descendre jusqu'au West End ?

Michael Shaeffer dans le rôle du roi Aerys Targaryen dans Game of Thrones: The Mad King. Photo Johan PerssonMichael Shaeffer dans le rôle du roi Aerys Targaryen dans Game of Thrones: The Mad King. Photo Johan Persson.

Avant d'être une série, Westeros a d'abord été, en France, une affaire de traduction. La version française du Trône de fer, publiée chez Pygmalion, doit son allure à Jean Sola, qui a signé les premiers volumes dans une langue délibérément archaïsante, chargée de tournures médiévales que l'anglais de George R R Martin, bien plus direct, ne contenait pas. Le débat n'est toujours pas clos entre ceux qui y voient une trahison et ceux qui y entendent la seule façon de faire sonner un royaume féodal en français ; Patrick Marcel, qui a repris le flambeau en 2011, a nettement resserré le style. Or c'est exactement la question que doit trancher une adaptation théâtrale : dans quelle langue parle-t-on à Westeros quand on est sur un plateau, à quelques mètres du public ?

Écrite par Duncan Macmillan et mise en scène par Dominic Cooke, la pièce se déroule une dizaine d'années avant les événements de la série. Les grandes maisons de Westeros se retrouvent au tournoi d'Harrenhal, où la fête tourne au soupçon puis aux murmures de trahison dans l'entourage du roi Aerys II. C'est le point de bascule qui mènera à la rébellion de Robert Baratheon et à la chute des Targaryen. Michael Shaeffer joue le roi fou, et Ned Stark, Robert Baratheon, Rhaegar Targaryen et Lyanna Stark apparaissent enfin en chair et en os.

Le RSC n'a pas fait les choses à moitié : la salle du Royal Shakespeare Theatre a été reconfigurée autour d'un plateau en croix, où deux sièges n'offrent jamais tout à fait le même point de vue, et la production réunit trente-cinq comédiens et des marionnettes de dragons. La presse a suivi. Le Telegraph y a vu « un spectacle envoûtant, qui comble aussi bien les néophytes que les fidèles de la série », tandis que le Guardian a salué « une scénographie spectaculaire, pleine d'action et de résonances très contemporaines ».

Rien n'est officiel : ni le RSC ni HBO n'ont annoncé quoi que ce soit. Mais la franchise ne cesse de s'étendre — House of the Dragon puis A Knight of the Seven Kingdoms ont suivi la série mère — et un succès de cette ampleur trouve rarement porte close à Londres. Reste à savoir où. Le Troubadour Greenwich Peninsula Theatre, en construction au bord de la Tamise, doit ouvrir à l'automne 2026 avec deux salles de 1 500 places conçues pour accueillir des productions de grande envergure. Le groupe exploite déjà ce type de salle à Londres, comme le Troubadour Wembley Park, et sa salle de Canary Wharf héberge en ce moment une autre saga portée à la scène, The Hunger Games: On Stage.

Un obstacle demeure : la durée. Quatre heures, et un récit que plusieurs critiques ont jugé touffu. Un passage à Londres impliquerait sans doute un resserrement du texte, donc du temps. De quoi viser une première londonienne en 2027 plutôt qu'au printemps prochain.

En attendant, les grandes sagas ne manquent pas à l'affiche : Harry Potter and the Cursed Child et Stranger Things: The First Shadow se jouent toute l'année à Londres. Pour The Mad King, notre page Game of Thrones: The Mad King à Londres est déjà ouverte : le formulaire « Tenez-moi informé » y prévient par e-mail dès que les places sont en vente.

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